Stade Rennais - TFC théâtre d'un retour polémique 12/02/2026
Daniel Bravo, suspendu pour une blague sexiste visant Gaëtane Thiney, retrouvera déjà le micro de beIN Sports le 28 février, à l’occasion de Stade Rennais–Toulouse FC. L’épisode aura donc tenu du carton jaune plutôt que de l’exclusion définitive.
Le dérapage est né d’une phrase de trop, glissée sur le ton très sexiste pour ne pas dire misogyne. La scène aurait pu rester un clin d’œil gênant entre deux ralentis ; elle s’est transformée en symbole d’un sexisme ordinaire, celui qui continue de parasiter le football, de la buvette au plateau télé.
Sous la pression, beIN Sports a réagi vite : mise à pied express, communiqué solennel, rappel à l’ordre sur les « valeurs » de la chaîne. Le consultant, lui, a multiplié les excuses, reconnaissant une « blague ratée », une « énorme bêtise », comme si l’angle du faux pas malheureux suffisait à solder ce que beaucoup ont vécu comme une remise en cause implicite de la légitimité d’une femme dans un rôle de dirigeante. Le malaise n’était pas seulement dans la phrase, mais dans ce qu’elle révélait de réflexes profondément ancrés.
Que Daniel Bravo revienne à l’antenne moins d’un mois plus tard n’a rien d’anodin. Rennes–Toulouse deviendra le théâtre d’un retour sous haute surveillance, entre auditeurs prêts à tourner la page et téléspectateurs pour qui le pardon n’efface ni la blessure ni le symbole. La vraie question dépasse son cas personnel : le football français veut-il vraiment rompre avec ses vieux réflexes ou se contenter de sanctions-éclairs, le temps que le scandale passe ? À force de jouer la lumière tamisée sur ce type de dérapages, le milieu finit toujours par découvrir que ce ne sont pas les projecteurs qui brûlent, mais la réalité qu’ils éclairent.
Le dérapage est né d’une phrase de trop, glissée sur le ton très sexiste pour ne pas dire misogyne. La scène aurait pu rester un clin d’œil gênant entre deux ralentis ; elle s’est transformée en symbole d’un sexisme ordinaire, celui qui continue de parasiter le football, de la buvette au plateau télé.
Sous la pression, beIN Sports a réagi vite : mise à pied express, communiqué solennel, rappel à l’ordre sur les « valeurs » de la chaîne. Le consultant, lui, a multiplié les excuses, reconnaissant une « blague ratée », une « énorme bêtise », comme si l’angle du faux pas malheureux suffisait à solder ce que beaucoup ont vécu comme une remise en cause implicite de la légitimité d’une femme dans un rôle de dirigeante. Le malaise n’était pas seulement dans la phrase, mais dans ce qu’elle révélait de réflexes profondément ancrés.
Que Daniel Bravo revienne à l’antenne moins d’un mois plus tard n’a rien d’anodin. Rennes–Toulouse deviendra le théâtre d’un retour sous haute surveillance, entre auditeurs prêts à tourner la page et téléspectateurs pour qui le pardon n’efface ni la blessure ni le symbole. La vraie question dépasse son cas personnel : le football français veut-il vraiment rompre avec ses vieux réflexes ou se contenter de sanctions-éclairs, le temps que le scandale passe ? À force de jouer la lumière tamisée sur ce type de dérapages, le milieu finit toujours par découvrir que ce ne sont pas les projecteurs qui brûlent, mais la réalité qu’ils éclairent.
Laurent Moreira
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Jeunesfooteux est un média sportif qui traite principalement de l'actualité de la Ligue 1 et des grosses actualités de la Ligue 2 et du football étranger.
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